Imaginez découvrir qu’un proche vous a légué une succession ou une parcelle de terrain dans un magnifique pays étranger. Même si cela ressemble souvent à un cadeau, la situation peut vite devenir un casse-tête stressant si les documents juridiques sont rédigés dans une langue que vous ne maîtrisez pas. Dans un monde globalisé, les familles vivent fréquemment dans plusieurs pays : les questions d’héritage franchissent donc régulièrement les frontières.
Face à un tribunal des successions à l’étranger, une banque hors de votre pays ou une administration fiscale internationale, une simple « traduction approximative » ne suffit pas. Les systèmes juridiques diffèrent profondément d’un État à l’autre, et les documents qui déterminent vos droits doivent être traduits avec une précision absolue pour être recevables.
Ce guide vous aidera à comprendre les différents types de services de traduction et à choisir celui dont vous avez besoin pour sécuriser votre héritage.
Pourquoi le type de traduction est-il important ?
Les documents successoraux, comme un testament (les « dernières volontés »), sont la base de la répartition des biens. Ils contiennent une terminologie juridique très spécifique, qui n’a pas toujours d’équivalent direct d’une langue à l’autre. Par exemple, certains concepts du droit anglo-saxon n’existent pas dans les systèmes de droit civil utilisés dans une grande partie de l’Europe.
Une traduction inexacte peut entraîner des conflits familiaux, des procédures coûteuses, ou le rejet de votre demande par des autorités étrangères. Choisir le bon « type » de traduction est donc une étape clé de la procédure successorale.
1. Traduction certifiée : la norme officielle
Une traduction certifiée est l’exigence la plus courante dans les démarches d’héritage et les procédures successorales. Dans ce cadre, le traducteur fournit une restitution très fidèle du document d’origine, généralement au plus près du texte.
Caractéristiques principales d’une traduction certifiée :
- Déclaration d’exactitude : une attestation signée (et parfois tamponnée) du traducteur ou de l’agence confirmant que la traduction est conforme et complète par rapport à l’original.
- Certification de compétence : l’attestation précise souvent les qualifications du traducteur pour réaliser ce travail.
- Acceptation formelle : ce format est généralement exigé par les tribunaux, les administrations et les institutions financières pour traiter une demande et transférer des actifs.
2. Traduction standard : pour comprendre, tout simplement
Une traduction standard — parfois appelée traduction interprétative — est destinée à un usage personnel plutôt qu’à un dépôt officiel.
Vous pouvez choisir ce type si :
- Vous souhaitez simplement comprendre le contenu d’un testament rédigé dans une autre langue afin d’en discuter avec votre famille.
- Vous examinez un projet de planification successorale avec un conseiller.
- Le document est uniquement destiné à une « compréhension générale » et ne sera pas soumis à un tribunal ou à une banque.
Contrairement aux versions certifiées, les traductions standard sont souvent livrées dans des formats modifiables (comme Word) et privilégient la clarté du sens plutôt qu’un strict calque phrase par phrase.
3. Traduction assermentée : l’exigence dans certains pays européens
Si votre succession concerne des pays comme l’Espagne, la France, l’Italie ou l’Allemagne, vous aurez peut-être besoin d’une traduction assermentée. Dans ces juridictions, seuls les traducteurs officiellement habilités (assermentés) par une autorité publique ou un tribunal sont autorisés à produire des traductions ayant une valeur légale.
Le traducteur assermenté appose son sceau et sa signature officiels, ce qui confère au document un statut formel auprès des autorités nationales du pays concerné.
4. Traduction notariée : vérifier l’identité du signataire
Il arrive qu’un organisme vous demande une traduction notariée. Il s’agit d’une traduction certifiée dont l’attestation est signée par le traducteur en présence d’un notaire.
Point essentiel : le notaire ne vérifie pas l’exactitude de la traduction — il ne parle généralement pas les deux langues. Il confirme légalement l’identité de la personne qui signe la certification. Cette formalité ajoute une couche de sécurité, souvent requise dans certains dossiers judiciaires ou pour des démarches spécifiques (par exemple, certains dossiers de financement immobilier).
5. Apostille et légalisation : pour une reconnaissance internationale
Dans de nombreuses successions internationales, même une traduction certifiée ne suffit pas. Vous pourriez avoir besoin d’une apostille ou d’une légalisation.
- Apostille : pour les pays membres de la Convention de La Haye, il s’agit d’une certification simplifiée qui atteste l’authenticité d’une signature ou d’un sceau figurant sur un document public.
- Légalisation : pour les pays qui ne sont pas parties à la Convention de La Haye, une procédure en plusieurs étapes est nécessaire, impliquant différentes autorités et parfois des ambassades, afin que le document soit recevable.
Souvent, il faut d’abord faire apostiller le document original, puis traduire et certifier l’ensemble — y compris le cachet d’apostille.
Documents fréquemment à traduire dans un dossier de succession
Lors du règlement d’une succession, vous devrez généralement faire traduire un « dossier complet » de documents. Les plus courants :
- Le testament : le document principal qui précise la répartition des biens.
- Acte de décès : preuve officielle du décès, nécessaire pour ouvrir la procédure successorale.
- Acte de naissance et actes de mariage : utilisés pour prouver les liens familiaux et la qualité d’héritier.
- Grant of Probate / certificats de succession : documents qui attestent le statut de l’exécuteur testamentaire ou de l’héritier.
- Documents financiers : relevés bancaires, titres de propriété et documents fiscaux nécessaires pour évaluer la valeur de la succession.
Comment choisir le bon service de traduction ?
Le bon type de traduction dépend surtout du « destinataire » — la personne ou l’organisme qui recevra le document. Pour éviter les retards, suivez ces étapes :
- Demandez au destinataire : vérifiez toujours auprès du tribunal, de la banque ou du notaire concerné leurs exigences (par exemple : traduction assermentée, format de notarisation spécifique, etc.).
- Vérifiez l’expertise : assurez-vous que le traducteur a une expérience solide en traduction juridique et successorale — une erreur de terminologie peut coûter cher.
- Exigez une parfaite maîtrise de la langue cible : idéalement, le traducteur est locuteur natif de la langue cible afin de respecter le ton et les nuances juridiques.
Tableau récapitulatif : de quel type de traduction avez-vous besoin pour un testament et des documents de succession ?

Gérer les affaires d’un proche est déjà une épreuve. En vous assurant dès le départ d’avoir le bon type de traduction, vous pouvez aborder les démarches juridiques avec plus de sérénité et veiller à ce que l’héritage soit traité exactement comme il l’avait été prévu.
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